J'ai vécu 4 mois en Islande en 1998. J'étais stagiaire en informatique chez Íslandsbanki. J'ai passé un merveilleux moment à Reykjavik. Je n'ai pas appris l'islandais, malheureusement. J'y suis retourné en hiver par la suite.

Stage

A la fin d'un cursus d'IUT les étudiants doivent effectuer un stage, afin de valider dans le milieu professionnel leurs acquis. Le stage doit avoir une durée minimum de 3 mois. Les meilleurs étudiants se voient offrir la possibilité d'effectuer leur stage à l'étranger. Le choix du lieu des stages se faisant dans l'ordre décroissant des notes obtenues au cours de l'année. Nos enseignants proposaient des stages dans les pays suivants:

Il n'y avait qu'une seule place pour l'Islande et elle fut prise, avant que je ne la choisisse, par Alain. Aucunes des destinations restantes ne me faisait envi. J'ai donc demandé si on pouvait cocher la case aventure. Ma professeur d'anglais a répondu aussitôt oui, alors que celle d'informatique n'avait pas l'air enchantée.

Coup de bol

Comme je ne demandais pas la même chose que les autres, l'enseignante d'informatique avait décidé de me persuader que la Belgique avait un côté aventure [Ce dont je ne doute pas, mais je voulais partir - mettre de la distance - et puis aussi du dépaysement]. On m'a d'abord vendu un stage en Italie, ça me plaisait bien car je ne connais pas l'italien, même si le thème du stage ne me paraissait pas si intéressant que ça, de la programmation en visual basic, j'ai donc commencé à travailler la méthode Assimil pour l'Italien. On me proposa par la suite, un stage en Islande chez Islandsbanki, pour faire de l'Unicenter - l'Aventure tant au niveau du cadre, que de la mission. J'accepte et je prends contact avec l'ancienne de l'IUT qui est sur place et qui m'a dégoté ce stage, grâce à son copain. Elle s'occupe aussi de me trouver un logement et je me suis contenté de déposer de l'argent sur son compte banquaire à la Sogenal.

Coup de Foudre

En l'espace d'une semaine ou deux je passe de l'Italie à l'Islande. Hop! Je me rends à l'agence de voyage pour prendre mon billet et partir depuis Frankfort. Le prix du trajet est cher ! Ne sachant pas si le lundi de pâques est férié, je décide de partir le dimanche de pâques 1998. Bref je prends l'avion dans lequel je suis stressé et donc malade et me voila parti à l'aventure. Arrivé à l'aéroport je récupère ma valise. Je cherche, ensuite, le bus qui fait la navette entre l'aéroport, situé à Keflavik, et la capitale : Reykjavik. Je paye mon trajet, 50 FF (Francs Français), avec un billet français, chose que je trouve pratique. En effet l'aéroport international islandais se trouve à une cinquantaine de kilomètres de la Capitale. Le trajet, qui dure une bonne heure, commence. On traverse un champ de lave noire sur lequel pousse une herbe jaune - celle-ci pousse en touffes clairsemées. Il n'y a pas d'arbre en vue, la route est poussiéreuse. Le paysage donne l'impression de traverser un désert. De temps en temps, j'aperçois des entassements de trois ou quatre cailloux plats, qui forment de minuscules pyramides. Au premier arrêt, à Reykjavik, je suis attendu par Julia et son ami Borkurk - qui aura le plaisir de travailler au même endroit que moi. On charge ma valise dans la voiture de celui-ci et direction la chambre que Julia a payée pour deux mois. Là je découvre ma chambre de 14 m2, avec son lit, son armoire et la télévision couleur. J'aurais la chance de capter deux mois durant le deuxième chaine, qui est privée et brouillées. Julia et Borkurk me proposent de rejoindre Alain (le gars qui a choisi l'Islande avant moi et qui fera son stage chez Oz), et de faire un tour en ville afin de découvrir Reykjavik. Alain est en effet arrivé le Samedi soir. Lors de ma première nuit, j'ai eu soif et je suis donc allé aux toillettes pour boire de l'eau au robinet. Comme je n'étais pas en forme, je me suis trompé et j'ai cru que je faisais couler de l'eau froide, en fait c'est l'eau chaude qui coulait. J'ai trouvé l'eau sulfureuse et imbuvable et je me suis dit que je boirai des sodas durant le reste de mon séjour. En fait l'eau froide du robinet est parfaitement buvable. L'eau chaude contrairement à la plupart des autres pays n'est pas chauffée en Islande mais refroidie. Elle est pompée directement depuis le sol, d'où ce goût de souffre qu'a l'eau chaude.

Islandsbanki

Qu'est-ce ?

C'est la société dans laquelle j'ai effectué mon stage. Comme son nom le laisse penser, il s'agit d'une banque. En 1998 c'était la première banque privée du pays, née du regroupement de quatre autres banques à la fin des années 90. J'ai bien entendu fait mon stage au service informatique. Celui-ci était divisé en deux entités, comme dans beaucoup d'institutions où l'informatique tient une place importante, les études et la production. Je me suis retrouvé dans la cellule amélioration, de la division production, où nous devions mettre ne place des solutions techniques non liées au métier de la banque.

Qui

J'ai donc intégré l'équipe qui gérait les machines et mettait en place les nouvelles solutions techniques. J'ai mis en place la solution antivirale retenue par la banque, à l'époque, le très moyen Inoculan de Computer Associates. Ainsi que son module pour les serveurs exchanges. J'ai déployé CA unicenter tng 2.1, mais nous n'avons pas fait grand chose avec - Par manque de temps, mais aussi parce que le produit était bien buggé. J'ai aussi recherché une solution de fax qui s'intègre avec Exchange, puis j'ai commencé les tests des solutions disponibles sur le marché islandais. Les horaires de la banque étaient corrects, je commençais vers 7h30 et je finissais vers 17h, avec une pause déjeuner de 30 minutes le midi. Nous étions au siège social. Celui-ci était relativement important en terme de masse salariale et il y avait une cantine - qui n'était pas mauvaise d'ailleurs.