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USA 2007 Archives

26 août 2007

SSSS

Samedi 25 août 2007

Première journée de vacance. L'évènement vraiment marquant est le ratage de l'avion d'Albuquerque, symptomatique de l'état psychologique de l'Amérique. Au départ de Frankfort, l'employée de la Lufthansa a émis pour Gaby des cartes d'embarquement ne comportant pas son prénom mais le charabia RF JVA. À Denver nous n'avions qu'une heure pour changer de vol ce qui aurait dû suffire amplement, d'autant que nous étions passés dans les premiers à l'immigration et que nos bagages étaient en tête (les miracles de la business). Seulement paf il ne nous a pas été possible d'accéder aux contrôles de sécurité avec une telle carte d'embarquement. Il a fallu retourner aux guichets d'enregistrement de Lufthansa et attendre une décision qui a été un estampillage "SSSS" de la nouvelle carte d'embarquement.

Il ne fait pas bon avoir "SSSS" sur sa carte "Selected for Secondary Security Screening" signifie être envoyer dans une file de sécurité renforcée avec passage dans la machine à renifler, fouille manuelle des bagages, et contrôle spectral des graisses de doigt. Un employé, muni d'un manche porteur d'un disque de type démaquillage essui avec la poignée de vos bagages et le place dans une machine qui en fait probablement un spectre infrarouge. L'opération est recommencée sur tous les objets durs trouvés dans les bagages et les résultats sont comparés entre eux. Une véritable débauche de technologie, qui mène au ratage d'un avion. Comme on peut s'en rendre compte sur les forums spécialisés, ne pas avoir de bagage à main rend suspect, puisque cette procédure ne peut pas être appliquée).

Les réactions de Gaby sont intéressantes car elle a des situations de tension une perception personnelle et humaine : elle pense qu'une discussion avec les interlocuteurs suffit à aplanir les difficultés, elle ne perçoit pas que l'Amérique a sombré dans un univers procédurier où les interlocuteurs ne sont que des pions interchangeables qui pourront un jout être remplacés par des robots. Chacun de ces pions, de la chaîne de sécurité par exemple, est responsable d'un point de contrôle particulier et c'est tout. Dans notre cas le grain de sable a été l'employé chargé de lire les cartes d'embarquement et de les comparer aux passeports. S'il y a identité il appose un tampon rouge, sinon un "officer", dont le rôle ne s'exerce que dans cette situation, décide de la suite à donner. C'est ici qu'est l'astuce : il n'y a pas moyen de discuter avec ce pion qui de toute façon ne peut pas s'arrêter ; il ne sert à rien de s'énerver après lui, mieu en le faisant on se déconsidère aux yeux des témoins puisqu'on ne montre pas respect et défférence à un employé qui exerce son activité avec rigueur et sérieux. De même, au guichet Lufthansa l'employé de guichet n'a pas autorité pour résoudre le problème , c'est sa chef qui disparaît dans les coulisses et revient avec une carte SSSS après avoir suivi on ne sait quelle procédure. Il nous a fallu interagir avec 7 pions différents. Il ne sert à rien de discuter avec l'employée d'autre choses que des banalités sur mode badin, de sorte qu'on se fait manipuler pour laisser à la coulisse le temps de prendre une décision.

Une telle méthode oblige à moreceller les chaîne de procédure de façon à n'avoir jamais personne devant soi et ceci contribue au plein-emploi. Bingo !

30 août 2007

Santa Fe to Taos

Dimanche 26 août 2007

Une journée de démarrage difficile, pourtant bien commencée le matin avec l'agréable visite de Santa Fe. C'est dimanche la sortie de la messe est autrement plus vivante ici avec les prêtres qui sortent en procession et qui stationnent sur le parvis pour saluer leurs nombreux paroissiens. Sur la grande place, les Indiens sont venus en nombre vendre leur pacotille. Je ne me lasse pas de ce retournement de l'histoire : autrefois c'étaient les blancs qui vendaient leur pacotille aux Indiens en échange de fourrures.

Les Santiags de Santa Fe


Avant d'arriver à Santa Fe nous avons parcouru la route de la turquoise qui passe par des villes minières plus ou moins fantôme. La plus intéressante est Madrid qui a tenté une reconversion touristique mais sur un mode initiative privée individuelle teinté de vert. Le résultat est décevant, désuet et vaguement pathétique. Nous y croisons des Français qui circulent en Harley louées.
L'après-midi s'est montré, lui, catastrophique sur le plan touristique. À Espanola, nous avons cherché en vain le Puye Cliff dwellings, un très beau village pueblo. Le site est fermé depuis plusieurs années d'après le policier à qui j'ai demandé mon chemin, le « Guide Bleu » n'est pas plus à jour que les autres, telle est la leçon. La suite a été une erreur de guidage qui nous a fait faire un détour de 30 mi jusqu'au lac artificiel de Abiquiu. La réalisation d'un road book, ne met pas à l'abris de la faute d'inattention. Le pompon pour finir : le pueblo de Taos qui devait être l'élément central de cette journée était lui aussi fermé jusqu'à vendredi prochain pour cause probablement de cérémonie chez les indiens du village.

Les chiens de prairie de Taos


La visite à l'église en pisé St Francisco de Asis de Rancho de Taos fermée elle aussi tous les dimanches pour les mêmes raisons, n'a pas permis de compenser, pas plus que les danses indiennes à l'hôtel. Seule touche de gaieté : les chiens de prairies qui ont établi leur terrier sur le talus à un feu rouge de Taos.

Taos to Denver

Lundi 27 août 2007

Aujourd'hui une étape un peu longue ; Taos- Denver. Sur la route un premier arrêt à St Luis , CO. Petit supermarché de village qui fait plonger dans le passé avec sa quincaillerie associée. Plaisant.

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San Luis Colorado. "L'esprit pionnier".

Déjà les paysages de plateaux encadrés de montagne, passage d'un premier col.

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Arrivée à Walsenburg, Colorado. "Hit the road Jack".

L'arrivée sur Denver a été remarquable. Nous avions fini de déjeuner à 13 h et nous avions probablement 2 h de route pour atteindre un musée que le guide déclarait fermer à 16 h. La route s'est déroulée plus rapidement que prévu, mais le plus intéressant est que nous n'avions que l'adresse du musée et aucune carte. Pourtant nous étions rendus à 15 h. La chance a été que l'adresse soit au croisement d'une avenue et d'une rue. L'astuce a consisté à attendre que l'autoroute croise l'avenue et à la descendre jusqu'à trouver la rue. Travail facilité par le caractère numérique des noms de rue qui permet de savoir si on se déplace dans le bon sens.
Ce musée historique de l'état du Colorado possède une très belle section indienne qui vaut le déplacement. J'y ai découvert le massacre de Sand Creek sur lequel je m'informerais plus avant.
Ce soir dîner dans le restaurant chic de l'hôtel Loews de Denver. C'est la première fois que je goûte à la cuisine contemporaine américaine. Le goût m'est très inhabituel, je ne peux pas dire que je me sois régalé though. Est-ce seulement une affaire culturelle ? J'ai eu très sérieusement l'impression que cette cuisine relevait de l'association inédite sans vérifier les qualités gustative. Prenons le fois gras dans une crêpe au chocolat avec une sauce au chocolat, je ne l'ai pas goûté bien sûr, mais je n'ai pu m'empêcher de penser à la fameuse recette de Gaston Lagaffe, en moins sophistiqué. Cependant le style était américain haut de gamme et de ce fait ethnologiquement intéressant. Le service n'y était pas guindé comme il l'aurait été dans un restaurant équivalent en France.

Denver to Cheyenne

Mardi 28 août 2007

Première partie de la journée, visite du centre historique de Denver avec passage par le capitole et ses dorures surchargées. La pièce la plus intéressante étant sans conteste le musée d'Art Contemporain.

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Musée d'Art Contemporain, Denver

Notre tactique de voyage consiste à tracer un trajet avec des arrêts d'importance qui permettent les réservations de chambres, puis à affiner ce trajet une fois sur place, laissant un peu d'espace à l'initiative. Cela permet, par la lecture du guide, la consultation des dépliants disponibles dans les halls d'hôtel, maintenant la consultation d'internet, d'infléchir un parcours de l'affiner donc.
Ce matin donc nous avons décidé, après lecture du Guide bleu par Marie-Paule, de faire la traversée du parc national des Montagnes Rocheuses à l'Est de Denver.


Paysage alpin de Montagnes Rocheuses

Ce circuit comporte un passage à 3700 mètres d'altitude, avec des paysages de toundra arctique très intéressants.
Notre arrivée trop tardive à Cheyenne ne nous a pas permis d'aller visiter Fort Laramie.
L'hôtel de Cheyenne est intéressant en ce qu'il est typique, placé à côté de la voie ferrée où devait se trouver le centre économique lors de sa création. Très grand et à plat il forme un véritable labyrinthe constitué par les agrandissements successifs. Il est maintenant un "inn" c'est à dire un complexe hôtelier avec salle de réunions.

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L'entrée du Hitching Post Inn

31 août 2007

Cheyenne to Custer

Mercredi 29 août 2007

Mauvais temps, il pleut. Nous pénétrons le Nebraska dans un épais brouillard, la température est tombée à 60° F.
Le temps a fini par se lever comme nous remontons au nord et nous roulons assez longtemps avant de trouver de quoi faire la pose déjeuner. C'est à Rushville que nous nous arrêtons pour un hamburger pris sur une table ronde en Formica, bancale et des chaises années 70 éventrées. Le sherrif déjeune à la table à côté. Le départ pour l'Irak du Jeune Aaron a marqué les esprits.

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Yoba's Grill in Rushville NV

Nous atteignons le South Dakota à Pine Ridge après avoir essuyé un orage et nous mettons immédiatement à la recherche du site de Wounded Knee où 300 Sioux ont été massacrés par le 7e de cavalerie. Les indications données par MapQuest notées dans mon RoadBook sont fausses : il faut parcourir 14 mi et non 2 pour atteindre la route à gauche qui va vers Big Foot. Ainsi va l'Amérique et sa bonne conscience. Le site qui est bien celui qu'on voit dans le film « Cœur de tonnerre » de Michael Apted en plus abandonné et misérable. Nous y sommes accueillis façon indienne par le débile de la tribu, Jim Jealous of Him qui ne manquera pas de me demander la "gas money". Un panneau commémoratif rouille tranquillement au pied de la colline accompagné de deux inventaires de pacotille indienne tenus par des familles attendant sans grand espoir d'improbables touristes.


Jim "Jealous of Him" @ Wounded Knee

Nous atteignons Cheyenne assez tôt pour avoir encore le temps de nous rendre au monument à Crazy Horse du sculpteur Korczak Ziolkowski. Depuis notre dernière visite, en 1991, les choses ont bien changé : le visage a été inauguré en 1998, la tête du cheval commence à être dégrosie. Mais surtout la surface du centre d'accueil a été décuplée par les héritiers. Il y a maintenant un musée indien intéressant, une grande outique un restaurant et la levée de fonds va bon train. On peut croire que la plus grande sculpture du monde a une chance d'être finie un jour.

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Crazy Horse monument

Keystone

Jeudi 30 août 2007

Départ pour le parc national des Monts Rushmore. Le temps est parfait, beau, pas trop chaud, quelques beaux cumulus matinaux. Les sculptures de la montagne me paraissent aujourd'hui plus intéressantes que la dernière que nous étions venus en 91.

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Les statues géantes des Monts Rushmore, SD
Washington, Jefferson, Roosevelt, Lincoln

Le décor qui a servi à Hitchcok pour son film « La mort aux trousses » qui était inchangé en 1991, à complètement disparu et je n'en ai pas vu mention, il a été remplacé par un univers de béton et granit. Un parking à plusieurs niveaux permet d'accueillir l'armée de touristes, essentiellement américains, qui vient pour un recueillement nationaliste. Car, en effet, le Monument National des Monts Rushmore est devenu une expression manifeste d'un nationalisme américain fort et sans complexe. Je ne sais plus quel auteur a parlé, avant même l'avènement de Bush, de « soft facism » à propos de la société américaine. Je trouve que l'expression est appropriée pour ce qui concerne le décor des Monts Rushmore, mélange de décorum munichois et de Disney Land. Il est étonnant de constater la convergence d'expression entre les nationalismes allemand d'avant guerre et américain contemporain. On pénètre sur le site en passant un portique à colonnade de granit gris angulaire et on poursuit par une allée de colonnes angulaires portant les 52 drapeaux des états fédérés. Je suis surpris que ce grand monde qui a si souvent combattu pour la liberté dans le monde se retrouve, dans certaines expressions visuelles l'héritier des deux idéologies qu'il a combattu. Ou bien cette ambivalence ne serait-elle que la manifestation d'une volonté d'hégémonie idéologique ?

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Allée monumentale d'entrée au monument national.


Vision délicieuse : chipmunk a soif

Visite à Keystone avec montée en télésiège pour une vue différente de la mega-statuaire. Le Guide Bleu parle de téléphérique et attribue une étoile à l'excursion, on se demande bien pourquoi. Keystone est devenue une ville de villégiature industrielle, ski l'hiver, Monts Rushmore l'été. Un signe évident de période faste pour l'Amérique. Goûté d'un gros steak de bison : délicieux, mais je n'oublie pas en avoir déjà goûté à la cantine de Cronenbourg. Dessert d'une gigantesque glace à l'américaine.

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Vieux bison mâle du parc Custer.

L'après-midi grande boucle dans le state park Custer. De très nombreux bisons, mais aussi toute s sortes d'animaux à faire s'arrêter les touristes : ânes, mouflons et une espèce locale de chèvre. Sortie par le nord-est du parc dans des gorges de très belle facture granitique. Le troupeau du parc Custer qui comporte en tout 1500 têtes à servi au tournage des scènes de chasse du film « Danse avec les Loups ».

4 septembre 2007

Custer Cody

Vendredi 31 août 2007


Aujourd'hui se présente le deuxième plus grand trajet du voyage dont la première étape est Devil's Tower, au Nord-Est du Wyoming, décor principal du « Rencontres du Troisième Type ». Il s'agit d'une cheminée de volcan érodé en basalte prismatique très impressionnante. Il y a dans les arbres alentours des chiffons colorés accrochés par les membres de sectes bouddhiques et autres allumés cosmo-telluriques. On peut observer dans cette première partie du trajet de très nombreux puits de pétrole. Les puits en activité semblent neufs, ce qui pourrait indiquer un renouveau local de cette industrie avec l'augmentation de prix qu'a enregistré le brut.

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Devil's Tower

La route est encore longue après le déjeuné à Buffalo, aussi décidons nous de ne pas faire le détour par Le site de la bataille de Little Big Horn.
Arrivée vers 5h à Cody ou nous nous trouvons logés dans des log cabines en ville (Holliday Inn tout de même, tout confort). Il nous est facile de nous procurer des billets pour le rodéo de 8:00 pm. En saison, juillet et août il y a rodéo tous les jours, le vendredi est particulier car c'est le jour normal du jeu et la population locale y assiste. La blonde, en robe verte et santiags, assise derrière nous a d'ailleurs eu des propos très xénophobe à notre égard, simplement parce qu'elle a eu le sentiment qu'on ne voulait pas qu'elle fume. Nous sommes bien placés au-dessus des box de lâcher des bêtes. Nous pouvons ainsi assister à la préparation des cow-boys et à leurs petits ou grands rituels.

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Soirée de rodéo à Cody, WY

Un rodéo est tout un spectacle très codifié, les chevaux d'abord, le travail du veau au lasso, puis à mains nues avant le clou du taureau sauvage. Les épreuves féminines sont séparées de épreuves masculines et ne comportent pas de travail de force comme la manipulation des veaux. Des épreuves d'adresse à cheval pour les jeunes et très jeunes séparent les grandes épreuves et un intermède comique (sic) au milieu de l'épreuve permet au Monsieur Loyal du spectacle de se mettre en valeur (?). L'introduction se fait à grand coup de cavalcades avec les drapeaux des sponsors et le Flag. Tout le monde debout pour un long couplet nationalo-moralisateur comprenant une prière publique pour les boys en Irak et se terminant par le national anthem. En tout deux heures de spectacle régressif.

Les bêtes sauvages n'existant plus en quantité suffisante, ou bien ne permettant pas la « reproductibilité du « sport » », les animaux utilisés sont dressés, par l'usage, pour le rodéo et on leur comprime les parties génitales pour qu'il se débattent « sauvagement ». Il est apparemment plus facile aux virulentes associations de défense des animaux américaines de s'attaquer à des savants qui utilisent des animaux pour leurs travaux (il est bien sûr indispensable de traquer les abus de toutes sortes) que de s'attaquer au monde machiste du rodéo que je soupçonne fort d'avoir des liens avec l'irresponsable National Rifle Association.

Cody Old Faithful

Samedi 1er septembre 2007

Achat matinal de petits cadeaux à la boutique de l'hôtel pour fêter l'anniversaire de ma tante Gaby.
Début de journée vers 8h par la visite du Buffalo Bill Historical Center qui possède un excellent département indien des plaines présentant des collections d'objet avec beaucoup de pédagogie et d'esthétique.


Représentation imagée de la bataille de Little Big Horn
Custer's Last Stand, par Edgar S. Paxson, 1899

Arrivée en début d'après-midi sur le site du Geyser Old Faithful dans le Parc National de Yellowstone et première éruption du fameux geyser.


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Éruption du geyser Old Faithful du Parc National de Yellowstone.

Pas de télévision, pas de wifi dans les chambres et il ne semble pas qu'il y ait de connexion internet du tout pour le public.
Dîner au restaurant du Old Faithful Inn de cuissot de bison cuit à la broche et accompagné d'un verre de vin californien. Délicieux.

Yellowstone

Dimanche 2 septembre 2007

Ce matin tôt (5h30), le grand hall du centre est vide, un feu de bois brûle dans la cheminée, du café chaud est disponible. La prochaine éruption du Old Faithful est annoncée pour 8h40. De notre fenêtre, qui donne sur le geyser, nous pouvons observer le lever du soleil sur un site que les indiens considéraient comme sacré.
À 8h petit-déjeuner génial avec vue sur l'éruption du Old Faithful, nous sommes placés au vent, et en alignement avec un soleil encore bas dans le ciel : le jet est d'un blanc éblouissant sur le fond sombre des vapeurs épaisses, merveilleux. Pas de photo.
Grand tour dans le parc qui permet au-delà de la visite des sites obligatoires de se faire une idée physique du gigantisme de la caldera de Yellowstone.


Mamoth Lake, Yellowstone

Encore deux observations d'éruption avant le coucher : on ne peut pas s'en lasser. La période de ces jours-ci est de l'ordre de 1h10' entre éruptions avec assez souvent des précurseurs.

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Encore une éruption de Old Faithful

Yellowstone Salt Lake City

Lundi 3 septembre 2007

Aujourd'hui première étape en direction de San Francisco.
Départ du parc après deux dernières observations d'éruption et quelques dernières photos d'élans civilisés portant fièrement leur collier GPS. Au Old Faithful lodge où nous avons pris le café du matin la serveuse était française ce qui nous a donné une minute d'exotisme.


Mère élan et son faon broutant dans un décor western


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Vue sur le collier GPS de l'élan

En route arrêt à Fort Hall dans la réserve Shoshone et Bannok. Le décor est méconnaissable depuis notre passage en 1991. Le trading post est devenu une boutique de souvenirs, claire comme n'importe quelle autre ou j'ai acheté une paire d'hématites polies comme n'importe quel touriste. Il y a maintenant l'inévitable casino et l'inévitable trafic de cigarettes détaxée. Nous faisons le plein d'essence détaxée.

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Enfin un élan économique pour les réserves ?

Ce premier lundi de septembre est férier, « Labor Day ». Pourquoi pas le premier mai ? Bonne question, d'autant que l'affaire du premier mai a été déclenchée en 1888 par la grève durement réprimée des abattoirs de Chicago. Labor Day est Le jour de l'année où l'activité américaine tend vers pas grand chose, ou les parkings sont gratuits (bonheur du touriste).
Arrivée à Salt Lake City avec visite minimaliste du grand site Mormon.


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Élan missionnaire à Salt Lake City

En réfléchissant à la manière d'expliquer The Internet à quelqu'un vivant en marge de notre monde, il m'est venu l'idée que le réseau pourrait se comporter comme un immense cerveau.

6 septembre 2007

Salt Lake City Reno

Mardi 4 septembre 2007

Plus longue étape du programme, prévision 7h par MapQuest. Départ 7h30, 10h passage de la ligne de Pacific time.
Arrêt sur le bord du lac salé qui a servi de terrain pour battre les record de vitesse de véhicules terrestres. En 1970, Gary Gabelich pousse le record de vitesse à 1014 km/h.

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Improbable œuvre d'art sur le lac salé de Bonneville

Nous rencontrons de la pluie à hauteur de Pequop, dans une région ou on peut observer de véritables villes de trailers au milieu de nulle part.



Ville de trailers au milieu de nulle part

Arrêt postal à Elko. La chambre de commerce à restauré et déplacé le hameau, Sherman Station, créé au début du siècle dernier par la famille Welther.

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Sherman Station à Elko

Arrêt déjeuner à Battle Mountain d'un chuck wagon steak qui était néanmoins haché donc, forcément pas si bon que cela.
Le vent soufle sur la route et après Winnemuca nous observons de nombreux cas de « dust Bowl ». Arrêt essence à Lovelock où nous avions dormi en 91, la « Indian colony » est toujours là, les maisons sont plus avenantes il y a nettement moins d'épaves de voitures et plus de chiens errants. On peut penser que les indiens connaissent un début de prospérité ?
Finalement cette longue étape n'a pas été aussi pénible que prévu.
Tour nocturne de Reno qui paraît bien provincial comparé à Las Vegas. J'ai gagné $3.75 au bandit manchot.

7 septembre 2007

Sparks-Reno San Francisco

Mercredi 5 septembre 2007

Dernière étape vers SF. Premier arrêt à Virginia City où 10 000 personnes ont débarqué au moment de la ruée vers l'or californien en un seul mois. Comstock fût la plus grande mine d'argent jamais exploitée.

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Virginia City, cité western pour touristes


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Ruines miniéres sur la veine de Comstock

Passage par le lac Tahoe décevant car comme d'habitude il est très difficile d'accéder à un rivage qui est presqu'exclusivement privé.

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Vue sur le lac Tahoe

Arrêt déjeuné à Fresh Pond, station service, deli (de l'allemand Delikatessen), general store.


UC Berkeley vue du haut de sa colline, premier plan LBLN

La fin de la route paraît longue jusqu'à Berkeley et une montée sur la colline. comme il se doit au mois d'août, la ville de SF est perdu dans la brume froide on aperçoit "Bay Bridge", le pont qui y mène, jusqu'à l'île de "Treasure Island". Devant nous apparaissent le laboratoires du LBNL, Lawrence Berkeley National Laboratory et en contre-bas UCB, University of California in Berkeley.
La compensation à la fin du trajet tient dans la posibilité que nous avons eu à trois d'utiliser la "Car Pooling lane", la voie rapide qui contourne les embouteillages de sortie de bureau de 5h et dispense même du paiement du payage à l'entrée de "Bay Bridge" ! 55' pour atteindre l'hôtel dans le quartier de Fisher Markt St. Considérable.
Premier tour en voiture pour descendre la rue des Lombards.

SF

Jeudi 6 septembre 2007

Matinée promenade en « cable car » à travers le centre-ville : China Town, Union Square, Fisherman's Wharf.

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Le cable car arrive !

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Union Square
Puis le cercle d'exploration s'élargi avec une visite à la ville flottante de Sausalito où les artistes de SF se sont réfugiés pour fuir les tracas de la mégapole. Une partie importante du site à cependant pris un coup de vieux et s'est très sérieusement embourgeoisé. L'endroit est toujours aussi difficile à trouver.


Une « maison » de la ville sur l'eau de Sausalito sur la I-101 north

Comme on ne peut pas s'en lasser nous effectuons une n-pénultiéme visite au monument national de Muir Woods, qui préserve de très vieux et magniques costal red-wood trees.

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Monument national Muir woods et ses sequoia sempervirens

8 septembre 2007

Santa Cruz

Vendredi 7 septembre 2007

Début de journée visite à la Coit Tower pour les belles vues de San Francisco qu'elle procure. Les toilettes JC Decaud sont en maintenance.


Une des fresques pleines de vie de la tour Coit à San Francisco.
Détour par Gilroy pour acheter les jeans, T-shirts et autres caps commandés par les enfants.
Visite à Santa Cruz chez Stanley et Renelde Flatté. Grand tour de l'université, qui est très impressionnante avec ses bâtiments répartis entre des bosquets de séquoia sempervirens.

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Vue du collège Cowell de UCSB

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