CD escort !
Samedi 23 août 2008
Réveil à 4 heures du matin, départ à 5 heures. Une demi-journée plus tard nous atteignons Houston Texas.
Les impressions les plus fortes sont celles d'un pays vert, il faut dire qu'il a plu toute la semaine dernière. Plus que cela, les abords des autoroutes sont tondus ce qui est exceptionnel, tout est propre, l'aéroport, les autoroutes, le supermarché auquel nous avons rendu visite. C'est la première fois qu'une arrivée aux États-Unis nous laisse une telle impression ! On voit bien là les effets de la rente extraordinaire que représente le pétrole pour cet état.
Notre arrivée à Houston, sans battre toute fois mon record de 1989 à l'arrivée à New-York, se pose en solide seconde position pour la durée des procédures.
Nous quittons l'avion à 14 h 15 et rejoignons l'inévitable grand hall où se trouve une queue serpentine d'au moins 150 m de long qui donne accès aux guichets alignés des agents d'immigration. Nous atteignons notre guichet à 15 h20. Les procédures se sont encore durcies, la parano ne régresse pas, en plus de la photo du visage il faut maintenant enregistrer l'empreinte de tous les doigts des deux mains. C'est bon pour l'industrie des ouèbecames et des lecteurs d'empreintes.
C'est là qu'il nous a été donné de voir une partie de l'envers du décors. L'agent d'immigration n'a semble-t-il pas réussi à lire optiquement le passeport de Marie-Paule. Il se met alors à hurler « C D escort file 51 » et nous demande d'attendre de l'autre côté du guichet. Après d'interminables minutes et deux appels réitérés, nous sommes escortés par un grand retraité vêtu d'un t-shirt jaune fluo marqué en noir « Houston airport security » et d'un short bleu-marine, jusqu'au bureau des cas spéciaux. Il est 15 h 30.
Nous sommes dans une grande salle occupée au deux tiers par des bancs de simili-cuir noir suspendu assez confortables. Il y a là cinq agents d'immigration sanglés dans des uniformes noirs impeccables aux insignes argent et or. Les murs sont blancs le reste est gris, les cloisons qui isolent les bureaux d'interrogatoire, les boîtes de tri sur un mur et les placards. Seules taches couleur : le rouge des panneaux indiquant la sortie et l'extrémité du manche des nombreux tampons qui ornent les bureaux. La place est propre et bien éclairée délivrant une image de rigueur. Il n'a y a que très peu d'eurasiens dans cette salle, un hasard ?
Marie-Pacelle sera appelée à 15 h50 et sera libérée rapidement après que l'agent ait fait, dans la bonne humeur, appel à toutes ses connaissances de français.
Retrouver la valise qui, entre-temps, avait été sortie du tourniquet de notre vol clos depuis longtemps, attendre la navette pour se rendre à l'aire de location de voitures et à 16 h50 nous voilà en route pour l'hôtel.