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14 août 2009

Bruit

Vendredi 14 août 2009


En 1978, sont arrivés dans mon équipe, au laboratoire de physique des solides à l'université Paris 6, le premier étudiant chinois autorisé à sortir de Chine pour préparer une thèse d'état et le premier Apple II acheté par un laboratoire de recherche. Nous avions trouvé le moyen de numériser à la main nos spectres de diffusion Raman produits par des enregistreurs à rouleaux de papier. Nous disposions d'un logiciel que nous avions écrit qui nous permettait (par ajustement) de lisser les courbes et de mesurer les paramètres des pics principaux des spectres.
Notre ami Chinois complètement fasciné par le libre accès qu'il avait à un ordinateur a commencé à passer ses nuits à utiliser le logiciel pour rendre compte de toutes les variations du bruit des courbes !
BoursierTRIntradayServlet.pngVariation du CAC40 de ce jour ; les faibles écarts de valeur à court terme constituent le bruit sur la mesure

Notre collègue a rapidement compris l'impasse dans laquelle il était en train de s'engager : il a continué à beaucoup travailler la nuit mais seulement pour déterminer les paramètres des pics significatifs.

D'autre, certainement plus malins, on décidé de faire de l'argent sur le bruit. J'ai entendu il y a peu, à la radio, qu'une des raisons qui ont fait revenir si rapidement Goldman & Sachs à des bénéfices indécents est la possession par ce financier d'une informatique plus rapide de quelques millisecondes que celle de sa concurrence. Interprétation personnelle : les traders de cette boîte peu recommandable achètent pendant qu'un cours descend pendant un temps très court et revendent dès qu'une remontée s'amorce qui présente un gain. Bref il s'agit de spéculation sur le bruit qui ne fait qu'amplifier ce bruit ! Ces gens savent très certainement qu'ils nous entraînent dans une impasse, mais ils n'en ont que faire tant que cela ajoute beaucoup de petits zéros à leurs revenus.
On nous ment on nous cache des choses ;-) Moi qui croyait que la cotation en bourse de produits, réels ou financiers était destinée à en fixer le prix en fonction de l'offre et de la demande. Ah ben je suis surpris, vous dites que cela sert surtout à enrichir les spéculateurs ? Pourtant ce n'est pas ce que l'on trouve dans les livres.

Arctic Star

Vendredi 14 août 2009


Ce bateau qui transporte pour 1 million € de bois de Finlande en Algérie, vient d'être « retrouvé » au large du Cap Vert et les journalistes soupçonnent qu'il a été piraté.

Dans le même temps on nous annonce que la marine Russe, pays du propriétaire, a mis en branle cinq navires dont deux sous-marins nucléaires (sic) pour le retrouver. Je parie que le coût de cette intervention a déjà coûté plusieurs fois la valeur de la cargaison du navire.

De qui se moque-t-on ? Que peut-il bien y avoir de caché sous les lattes de bois du chargement. Des ogives nucléaires ? Un gros radar pour contourner l'OTAN ?

à suivre ...

10 décembre 2009

Réponse à Sylvain

Jeudi 10 décembre 2009

Évidemment une réponse suppose une question. Un de mes lecteurs m'a fait savoir qu'il n'est pas d'accord avec le contenu de ma page intitulée « mensonge ».

Il pense, en effet, comme les économistes, que lorsque l'inflation est plus faible que le taux d'intérêt du livret A, le pouvoir d'achat du détenteur d'un tel livret est d'autant plus important que la différence entre les deux grandeurs est forte.

Ce que je conteste, et je me suis certainement mal exprimé, c'est le fait de comparer deux grandeurs incomparables. Le taux d'inflation est une grandeur macro-économique arbitraire qui dépend du choix des produits dont on mesure la variation du prix (une dérivée pour les amateurs). Le taux de rendement du livret est un nombre qui dit combien rapporte, au bout d'un an, une somme d'argent placée. Ces deux grandeurs ne sont pas comparables n'étant pas de même nature et ne devraient donc pas être comparées. On est donc dans un discours qui relève de la propagande pas de l'information.
On peut éventuellement comparer les taux d'inflation de deux pays (?) bien que les choix arbitraires vaillent pour les deux. Le poids du vin est certainement plus important en France qu'en Allemagne comparé au prix de la bière. Cela suppose des corrections elles aussi arbitraires.
Le véritable paramètre qui est utilisé pour ajuster le taux du livret A est le taux auquel les banques empruntent de l'argent aux banques centrales. Là on peut vraiment comparer. Et c'est l'intérêt des banques qui est favorisé pas celui du détenteur de livret A. Le réel et seul intérêt dudit livret est qu'il constitue une liquidité !

19 mars 2010

Êtes-vous écoresponsable ?

Samedi 20 mars 2010

Petit questionnaire sans prétention à l'usage des écoresponsbles.

- À quelle vitesse roulez-vous sur autoroute ? clic
- Utilisez-vous des lampes fluo-compactes ? clic
- Éteignez-vous toujours les appareils électriques munis d'une veilleuse ? clic
- Savez-vous ce que deviennent vraiment les déchets que vous triez avec soin ? clic
- Mangez-vous des kiwis en hiver ? clic
- Avez-vous déjà refusé un emballage en plastique ? clic
- Aimez-vous les crevettes ? clic
- Consommez-vous du riz bio ? clic

8 juin 2010

Toujours plus fort

Mardi 8 juin 2010


Notre président a trouvé quelque chose de nouveau à sarkozyr* : EDF. Il ne l'a pas trouvé tout seul, c'est ce pôvre Barroso qui lui a soufflé.
Dans les années 70 la France a massivement investi dans le nucléaire, ce qui nous permet aujourd'hui d'avoir la plus faible production de CO2 et l'énergie la moins chère de l'UE. Et voilà que ces avantages sont qualifiés de « distorsion de concurrence » par Bruxelles et vite il faut vendre l'électricité d'origine nucléaire à prix coutant à une concurrence qui n'a pas réussi à s'imposer sur le marché français (Vivendi, Veolia et autres rapaces). Bref le prix de l'énergie va augmenter et ce sont mes impôts des années 70 et 80 qui vont payer les délires éoliens des pays anti-nucléaires et enrichir des actionnaires qui ne produisent rien. Misère.
Je croyais que que le rôle de la concurrence était de faire baisser les prix pour les consommateurs. Quand elle n'y arrive pas il faut casser le rôle régulateur de l'état. Nous mentirait-on ?

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* À prendre ici dans le sens de : « j'identifie quelque chose qui marche et dont le pays est fier et je décide de le casser », un peu comme il fait avec le CNRS.

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