Dimanche 11 novembre 2007
Il est deux moyens de faire avancer un projet qui nécessite l'intervention de nombreux individus : le pousser ou le tirer. j'exclue bien sûr la coercition comme contre-productive à long terme.
On pousse un projet en fournissant aux individus qui se chargent, ou sont chargés de le réaliser les moyens nécessaires à son exécution. Il faut alors mettre en place des outils de contrôle qui permettent de s'assurer que les moyens sont bien mis en œuvre dans le but recherché et non pas détournés à d'autres fins. On peut pratiquer soit le pilotage plus ou moins serré et là on pousse en permanence ou se contenter d'un contrôle à posteriori, plus léger, qui devrait être la règle dans un contexte de confiance. Ces contrôles sont source de pesanteurs, de lourdeurs administratives qui nuisent à l'efficacité.
On peut tirer un projet en le mettant au concours. Un financement n'est fourni qu'après la complétion du projet qui atteint l'objectif mis à concours. Dans ce cas ce sont les acteurs qui doivent se donner les moyens de réaliser le projet avec l'espoir d'être suffisamment efficaces pour un tirer un bénéfice moral ou financier. Il n'y a dans cette situation pas de nécessité de contrôle ni à priori ni à posteriori si le but fixé est atteint. Il paraî certain que cette méthode ne peut fonctionner qu'avec un but unique dont la définition ne souffre pas la contestation.
Un bon exemple de « traction » de projet est la réalisation du Gossamer Condor, le premier plus lourd que l'air à propulsion musculaire qui a remporté le prix Kremer en 1977. http://fr.wikipedia.org/wiki/Gossamer_Albatross
Si plusieurs groupes se livrent à une compétition cette méthode peut parfois gacher des ressources.
Nous pratiquons à la Commission la première méthode. Elle est mise en fonctionnement après une espèce sophistiquée de mise aux enchères de projets. Emporte le financement Européen le groupe le mieux disant. Le mieux disant signifiant ici le groupe qui est reconnu comme le plus compétent pour réaliser le projet par une large commission d'experts réunis pour effectuer les évaluations de compétences. À l'inverse d'une ANR, par exemple qui arrête son action après l'attribution des moyens et ne réexamine le projet qu'après son exécution la Commission pratique un pilotage rigoureux des projets tout au long de leur vie.