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novembre 2007 Archives

2 novembre 2007

Chez Ravoux

Vendredi 2 novembre 2007


Remarquable déjeuner « Chez Ravoux » à Auvers/Oise. C'est dans cette maison que van Gogh a fini ses jours et elle a été transformée en musée et le restaurant bistrot sert toujours. Le cadre est d'époque reconstitué, on peut avoir de l'absinthe à l'apéritif, la nouvelle variété celle qui est inoffensive bien sûr, des œufs en meurette. Une vraie sortie plaisir à l'initiative de Marie-Paule.

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Le rituel de l'absinthe

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Chez Ravoux

4 novembre 2007

Capillarité again

Dimanche 4 novembre 2007

J'ai repris il y a deux semaines les expériences de diffusion par capillarité : une petite bouteille d'eau sur le bord de l'évier, un verre dans l'évier, les deux reliés par un tube contenant une mèche du type que l'on trouve pour arroser les plantes pendant une absence. Aujourd’hui à mon retour, j'ai constaté que le niveau dans le verre n'avait pas varié depuis mon départ, le niveau dans la bouteille affleure l'entrée du tube. Faut-il en déduire que la mèche trempant dans le fond de la bouteille hors du tube cela indique qu’ à la capillarité s’ajoute un effet de siphon ?

6 novembre 2007

Vinyl USB

Lundi 5 novembre 2007

Aujourd'hui un de mes collègues à la Commission m'a signalé la vente à la gare du Midi de platines de tourne-disques munies d'une sortie USB permettant la numérisation de ses anciens disques.
Après discussion avec Damien, il appert que ce dont la société Anatal-pro a besoin est plutôt une platine de lecture de disques 78 tours.

7 novembre 2007

Pizzele

Mardi 6 novembre 2007

Comment se fait-il que l'on ait toujours l'impression que la main-courante d'un escalator est plus rapide que l'escalier lui-même ? J'ai eu aujourd'hui l'occasion de pratiquer beaucoup ce moyen de transport et j'ai cru trouver une solution : quand les marches se déploient la distance entre les pieds et la main-courante change et un décalage s'installe horizontalement entre pieds et main et l’on récupère cette distance quand les marches se remettent à plat. Las, la liaison entre la station Rogier du métro de Bruxelles et le centre commercial City 2 est constituée, en continu d'un escalator à chaque extrémité séparés par un convoyeur. À la descente, j'ai dû lâcher la main-courante dans le deuxième escalator pour ne pas tomber tellement le décalage était devenu important. Les mystères du glissement.

Pizzele

Pain de mie, petite boîte de tomates épluchées, lardons allumette maigres, échalote, beurre, fromage râpé, sel, poivre

Faire revenir dans un peu de beurre les lardons, puis ajouter l'échalote, dans le même temps faire revenir à la poêle les morceaux de tomate dans un peu de beurre, y verser les lardons et l'échalote revenus, laisser réduire jusqu’à la consistance d'une pâte coulante. Pendant la réduction, faire légèrement dorer deux ou trois tranches de pain de lie, en fonction de la taille de l'assiette utilisée dont on en tapisse le fond. Verser sur le pain la sauce réduite et saupoudrer de fromage râpé pendant que la préparation est encore très chaude. Bon appétit. Je travaille à temps perdu à un nouveau bouquin de cuisine : « vite fait mais bon ».

L'hiver arrive

Mercredi 7 novembre 2007

Il fait froid pour la première fois ce matin. Sarkozy vibrionne, chez les pêcheurs, en Amérique, au Tchad et pendant ce temps-là les étudiants s'élèvent contre la nouvelle autonomie des universités si chère au cœur des Présidents desdites universités. J'ai déjà eu l'occasion d'écrire que ce mot est au moins à double sens : plus de pouvoirs assortis de plus de finances d'état pour les uns, moins de finances d'états pour les autres avec l'autonomie d'aller chercher des crédits où il y en a. On va vraiment finir par croire que la France est irréformable. Pendant ce temps la grève des cheminots allemands s'élargie et se durcie, mais là c'est normal, la pétrole atteint 100$ le baril grâce aux bons soins de spéculateurs sans contrôle, Total vient de faire 9,58 milliards de $ de bénéfices net en seulement 9 mois. Et pendant ce temps-là, la Belgique est sans gouvernement depuis 150 jours, les flamingants de halle et Villevorde dans la proche banlieu de Bruxelles (BHV) ont voté une loi qui ressemble à s'y méprendre aux prémices d'un long processus de sécession. Alléluia, l'automne a été ennuyeux, l'hiver qui commence nous apporte un coup de chaud.
De tout ce chahut, Madame le ministre de la Recherche et de l'enseignement supérieur tire prétexe pour ne pas venir à Bruxelles vendredi.

8 novembre 2007

Photos de

Jeudi 8 novembre 2007

Le site de photos du monde en libre service est enfin oprationnel dans une version minimaliste de quelques photos du Wyoming. Le site s'appelle « Photos de ». Cela fait un long moment, les premiers fichiers datent de la fin janvier, que j'y travaille par épisodes plus où moins longs. Mon passage chez Damien le long week end dernier m'a enfin stimulé à terminer quelque chose. Le résultat n'est pas terrible, mais il a le mérite d'exister.

J'ai travaillé avec trois logiciels principaux :

- N|vu qui permet d'écrire, soit disant en wysiwyg des pages en html ou en CSS,
- GraphicConverter pour le traitement d'image et la génération automatique des vignettes, des diaporamas et des pages html de liaison,
- Transmit pour la transmission des fichiers préparés localement vers le serveur du « provideur ».

10 novembre 2007

Lunar X prize

Samedi 10 novembre 2007

Ce WE visite de Marie-Paule. Ce samedi déjeuner au Restaurant La Quincaillerie à Ixelles. Le décor est vraiment original, puisqu'il s'agit, bien entendu, d'une ancienne quincaillerie. Cependant il vaut mieux ne pas y aller déjeuner le samedi : il n'y a pratiquement pas de client, et le menu est réduit à un squelette sans intérêt. D'une manière générale, les Bruxellois ne semblent pas se rendre au restaurant le samedi.

Après le déjeuner, visite du musée des instruments de musique rue de la Montagne de Cour. Génial ! Devant les vitrines, on peut écouter la musique des instruments exposés à l’aide d’un casque. Vraiment un excellent musée dans le décor somptueux du magasin Old England.

J'ai découvert que Google et une fondation, Lunar X qui cherche à promouvoir le tourisme spatial, ont créé un prix de 20 M$ qui ira à la structure privée qui aura, dans les cinq ans qui viennent, déposé sur la Lune un véhicule capable d'y parcourir 500 m en envoyant des images.
En principe, je devrais être enthousiaste, ayant pendant mes années d'étude rêvé d'être le premier amateur à mettre un satellite en orbite, ayant depuis longtemps compris que seul le tourisme pouvait être le premier débouché commercial de la conquête de l'espace et ayant prédit en 1994 avec Jean-Frédéric Lami que le seul intérêt d'une station orbitale ne pouvait qu'être la création d'un lupanar en apesanteur. Et bien non, le discours idéologique de monsieur Google que l'on peut entendre sur le site du prix ne me convient pas du tout. Monsieur Google soutient la fondation Lunar X prize pour montrer que les états ne sont pas nécessaires aux grandes réalisations humaines qui devraient rester l'apanage de petits groupes réactifs. Il faut détruire les états ces empêcheurs de faire du business. Pourquoi des gens comme William Porte et Google veulent-ils pouvoir s'enrichir toujours plus, au-delà du décent ? Parce qu'il veulent conquérir le pouvoir de contourner les états qui imposent à tous les règles de l'intérêt général au détriment de leurs intérêts particuliers.
Voilà pourquoi je ne suis pas enthousiasmé par cette annonce.
Je pense qu'il est temps que les états songent à rétablir leur souveraineté et se dressent contre la dictature du marché. Car, enfin, qu'elle est la légitimité d'individus qui se sont outrancièrement enrichis en s'opposant à la libre circulation des richesses produites par des centaines de milliers de personnes qui souvent vivent difficilement ? Sur quel droit moral s'appuient-ils pour décider pour tout le monde ? De quel droit peuvent-ils mobiliser d'énormes moyens qu'ils continuent donc d'immobiliser, qui pourrait être utiliser à améliorer le sort de tous ? N'est-ce pas la base de la dictature ? Voilà pourquoi les états doivent rétablir leur souveraineté et travailler au rétablissement urgent de plus de démocratie.

11 novembre 2007

Outils

Dimanche 11 novembre 2007


Il est deux moyens de faire avancer un projet qui nécessite l'intervention de nombreux individus : le pousser ou le tirer. j'exclue bien sûr la coercition comme contre-productive à long terme.
On pousse un projet en fournissant aux individus qui se chargent, ou sont chargés de le réaliser les moyens nécessaires à son exécution. Il faut alors mettre en place des outils de contrôle qui permettent de s'assurer que les moyens sont bien mis en œuvre dans le but recherché et non pas détournés à d'autres fins. On peut pratiquer soit le pilotage plus ou moins serré et là on pousse en permanence ou se contenter d'un contrôle à posteriori, plus léger, qui devrait être la règle dans un contexte de confiance. Ces contrôles sont source de pesanteurs, de lourdeurs administratives qui nuisent à l'efficacité.

On peut tirer un projet en le mettant au concours. Un financement n'est fourni qu'après la complétion du projet qui atteint l'objectif mis à concours. Dans ce cas ce sont les acteurs qui doivent se donner les moyens de réaliser le projet avec l'espoir d'être suffisamment efficaces pour un tirer un bénéfice moral ou financier. Il n'y a dans cette situation pas de nécessité de contrôle ni à priori ni à posteriori si le but fixé est atteint. Il paraî certain que cette méthode ne peut fonctionner qu'avec un but unique dont la définition ne souffre pas la contestation.

Un bon exemple de « traction » de projet est la réalisation du Gossamer Condor, le premier plus lourd que l'air à propulsion musculaire qui a remporté le prix Kremer en 1977. http://fr.wikipedia.org/wiki/Gossamer_Albatross
Si plusieurs groupes se livrent à une compétition cette méthode peut parfois gacher des ressources.
Nous pratiquons à la Commission la première méthode. Elle est mise en fonctionnement après une espèce sophistiquée de mise aux enchères de projets. Emporte le financement Européen le groupe le mieux disant. Le mieux disant signifiant ici le groupe qui est reconnu comme le plus compétent pour réaliser le projet par une large commission d'experts réunis pour effectuer les évaluations de compétences. À l'inverse d'une ANR, par exemple qui arrête son action après l'attribution des moyens et ne réexamine le projet qu'après son exécution la Commission pratique un pilotage rigoureux des projets tout au long de leur vie.

14 novembre 2007

Maux de passe

Mercredi 14 novembre 2007

La mauvaise surprise du jour est que mes pages ouèbe Photos de sont complètement disloquées dès qu'on ne les regarde pas sur mon safari ou mon mozilla. Cela limite considérablement l'auditoire !
Aujourd'hui je me suis posé la question du temps que je passe tous les jours à saisir mes droits d'entrée sur les différents logiciels que j'utilise. Ce temps doit pouvoir atteindre la minute soit environ 200' par an, soit sur 30 ans 6000'. Soit encore une centaine d'heures. Sachant qu'il y a 25 000 employés à la Commission dont une proportion non négligeable fait usage de l'informatique, la sécurité informatique a un coût caché de 50 000 heures de travail pour 15 000 personnes ! C'est beaucoup moins cher, bien entendu, que le prix des poses cafés.

15 novembre 2007

J'existe

Jeudi 15 novembre 2007

Cela fait aujourd'hui quatre mois que je travaille pour la Commission et ce jour coïncide avec l'obtention de ma carte d'identité communale qui est l'équivalent de notre carte de séjour. Arrivé tôt les formalités se sont réglées en seulement deux heures. Au total, Je serais venu trois fois à la maison communale et il m'aura fallu aller deux fois au commissariat de police.

Ce matin nous avons eu une nouvelle réunion avec le directeur. Visiblement c'est une nouveauté qui plaît. Je me disais que la préparation du prochain Work package du NMP (traduit de l'euroglish = programme de travail de la thématique Nanosciences, Matériaux et Proccessing) 2008 se passait mieux que la préparation des plan quadriennaux de l'ULP. Le directeur fait un programme et le propose à discussion, amendement et déclare clairement qu'il arbitrera. À l'ULP il ne s'agit ni plus ni moins que d'une compilation condensée des contributions sollicitées des acteurs de la recherche avec le soucis de n'oublier ni de ne froisser personne.

Le constat que j'avais déjà fait de l'insuffisance du financement de R&D de l'industrie européenne a été martelé au cours de la réunion (55% en Europe, 64% aux US et 75% au Japon et en Corée du Sud des crédits totaux qu'y y sont alloués). Et les programmes européens n'ont pas l'air d'y faire grand chose. Stratégie : il faut amener les industriels à plus investir dans la recherche. Tactique : il faut que les militaires leur achètent des tournevis plaqués or comme le font les Américains. Stratégie : il faut créer une armée européenne dispendieuse. Conclusion plus générale : pour développer une compétitivité de l'industrie européenne basée sur la connaissance développons une armée européenne ! Il faut cesser de considérer que le marché peut faire le travail.

Idée du jour : des milliers de gens circulent en voiture chaque jour entre toutes les villes de France. On pourrait créer un site ouèbe de repérage de petits transports à effectuer qui ne nécessitent pas d'urgence et donnerait un petit revenu au transporteurs.

17 novembre 2007

RIP

Samedi 17 novembre 2007

Mauvaise nouvelle : Renelde nous a appellé aujourd'hui pour nous annoncer la mort de Stanley Flatté le 4 novembre dernier. Voilà quelqu'un qui était d'une très grande gentillesse dans la maladie. Nous sommes heureux d'être allés le voir en septembre.

19 novembre 2007

Shrinkage

Lundi 19 novembre 2007

La carte du monde rétrécie. Hier soir mon train entre Strasbourg et Bruxelles a été annulé, j'ai du aller à Paris et de là rejoindre Bruxelles. Mais comme les deux trajets ont été effectués en TGV et malgré le changement de gare à Paris (gare de l'Est - gare du Nord (mais l'escalier à double volée qui les sépare, qu'il faut monter sous la pluie et la valise à la main casse d'autant plus le moral qu'on se fait doubler par tous les jeunes gens)), j'ai mis à peu près le même temps pour parcourir le trajet. J’ai vu u jour une carte d'Europe non pas en distances entre deux point mais en temps de trajet entre deux points : la carte se déforme et rétrécit au fur et à mesure des avancées technologiques dans les transports cf.

Après avoir installé hier une ouébecame sur l'ordinateur de la maison j'en ai installé une autre sur le portable ici à Bruxelles. Nous avons presque réussi une communication triangulaire, Beauchamp-Bruxelles-La Wantzenau. Contact audio assuré mais manque de contact visuel avec La Wantzenau. Encore un rétrécissement du monde.

21 novembre 2007

Beyond Power Point: Disney futurology

Mercredi 21 novembre 2007

Ce soir, je suis allé à une soirée organisée par le groupe de pression (lobbying group en vrai) « Plastics Europe ». Le thème en était : the world in 2030. Le lieu était très beau : un amphithéâtre de la Maison des Spectacles rue de Flandre dont le fond de scène est constitué par la superbe façade baroque (1897) de la maison Bellone, le tout sous une gigantesque verrière. La soirée est « animée » par un journaliste vieux beau manucuré et le clou en est la conférence donnée par le « futurologue » Ray Hammond, plus connu pour ses romans de science fiction. Le pianiste d'accueil et de buffet est sirupeux, la violoniste des intermèdes, qui se produit avec une robe différente à chacune de ses apparitions à une fenêtre de la façade de La Bellone, joue mal pour ne pas dire faux. Voilà pour le décor.

Ladies and gentlemen: Ray Hammond.

Le personnage vaut le déplacement : petit, sévèrement ventripotant, cheveux blancs, costume gris foncé sur chemise noire, chaussures effilées beaucoup trop grandes pour lui. Une élocution très travaillée et ne laissant aucun interstice à un contradicteur potentiel, beaucoup de charisme, grosse présence, un gros don de conteur.

Comme il est dit dans le titre de cette page, il s'agit ce soir d'une conférence « beyond Power Point » toute en articulations, gesticulations, glissements sur la scène, sans faits. A hand waving blabla. Les intonations, les mimiques et la vacuité d'un télévangéliste américain. Les thèmes choisis sont consensuels donc pas un mot sur le nucléaire et le charbon, mais beaucoup de démagogie sur les gentilles éoliennes et le charmant photovoltaïque. Le côté Disney. Pourquoi se poser des questions sur les problèmes sociaux et la manière dont on pourrait s'y préparer ? Une petite touche anti-Bush à propos du réchauffement global, en Europe cela ne peut pas faire de mal. En tous cas réjouissons nous :le marché régulera sans problème la fin du pétrole puisque son prix en augmentant le rendra impropre à un usage dans les transports et donc le glissement vers une société de l'hydrogène se fera de lui-même. L'histoire ne dit pas si ce sont des centrales nucléaires qui produiront l'hydrogène par électrolyse de l'eau.
Derrière cette façade se dessine un monde couvert de panneaux solaires surmontés d'éoliennes et laissant un peu de place aux cultures de matériaux renouvelables et de plantes pour les biocarburants. Tout cela pour une population à la durée de vie encore allongée par les progrès de la médecine et sans un mot sur les ressources alimentaires et économiques de cette population.
Le pic poétique de la conférence : Ray s'imagine venir de l'an 2030 nous rendre visite avec derrière l'oreille Marie, son implant qui le relie directement au réseau et qui décuple son intelligence. L'auteur de SF n'a pas pu résister à la tentation.
Ray Hammond a rédigé un livre sur le sujet qu'il vient de développer pour nous qui est sensé être un rapport de prospective qui lui a été commandé par le groupe de pression qui œuvre en faveur des industriels. Remise officielle du rapport au VP du groupe, bidon. La suite du programme a été beaucoup plus difficile, au cours de laquelle, divers acteurs et autres créatures de l'industrie des plastiques sont venu nous expliquer en long, en large et en travers comment le plastique allait sauver le monde des nombreux dangers qui le menacent. Sans percevoir la contradiction un des intervenants nous a doctement expliqué qu'une des menaces qui pèsent sur le monde est la corruption. Un groupe de pression ne serait-il pas un agent de corruption ? La meilleure illustration étant la remise à la sortie, à chaque participant, d'un exemplaire papier dédicacé du livre de Hammond, accompagné d'une clef USB contenant sa version électronique. Ce livre ne possède que des URL, en guise de références ; si on n'a pas le temps d'être sérieux dans son travail, il faut au moins se donner l'air d'être moderne.

Le mot de la fin revient à un journaliste indépendant, blogueur professionnel disant qu'il aimait beaucoup : « la science-fiction "make love not war" ». Moi aussi.


22 novembre 2007

PdC

Mercredi 21 novembre 2007

PdC pour : profondeur de champ. Sur l'axe optique d'un dispositif, appareil photo, microscope, distance sur laquelle l'image projetée de l'objet sur le plan image de l'instrument est nette. Le sténopé qui ne laisse entrer la lumière qu'à travers un petit trou possède une profondeur de champ infinie. Cela tient pour l'essentiel à ce que le sténopé à une « distance focale » infinie. Cependant comme il ne laisse passer que peu de lumière, l'usage de lentilles s'est imposé très tôt dans l'art photographique et pour régler la quantité de lumière on a rapidement placé un diaphragme sur le trajet de la lumière. Cette fois la distance focale est finie, comprise entre quelques centimètres et quelques dizaines de centimètres. Dans des situations comparables plus la distance focale est courte plus la PdC est courte aussi. L'introduction du diaphragme a pour effet de changer aussi la PdC. Un diaphragme très fermé intercepte tous les rayons lumineux qui n'ont pas été émis depuis le plan objet de mise au point, la PdC est alors très fine. Pour obtenir une grande profondeur de champ il faut un diaphragme très ouvert, sa limite supérieure est alors fixée par le diamètre des lentilles utilisées qui agissent comme diaphragme.
L'œil possède une lentille à focale variable, le cristallin, un diaphragme placé devant, l'iris, et un très petit détecteur, la fovéa. Même l'iris ouvert en grand, les conditions sont réunies pour une petite PdC. C'est en accommodant en permanence que l'on a une impression de netteté dans tout l'espace. Les photographes et les cinéastes se sont emparés de cet effet pour attirer l'attention de leurs spectateurs sur le volume net d'une image.

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26 novembre 2007

Kompozer

Dimanche 25 novembre 2007

Sur le chemin du retour de Strasbourg à Bruxelles, j'ai travaillé quatre heures à essayer d'écrire des pages d'indexation propres pour le serveur de photos. Vu que le logiciel de composition "wisiwig" Nvu n'est plus supporté, j'ai commuté sur son successeur Kompozer. La seule rélle différence que j'ai pu observer concerne la structure du menu déroulant qui apparaît lorsque l'on crtl+click les constituants de la page en bas à gauche. Pour le reste rien à changé: je n'ai encore retrouvé que bien trop tard la ridicule petite punaise qui permet de définir de nouvelles <div> , l'instabilité est restée la même, la prévisualisation est toujours sans effet. Bref la reproductibilité ne s'est en rien améliorée, ce logiciel reste un cauchemard d'érgonomiste. Je suppose que c'est le prix à payer quand on ne veut pas se fatiguer à apprendre to speak HTML !

Un site sympa pour démarrer si on veut vraiment essayer Kompozer.

29 novembre 2007

Amphi Becquerel

Mercredi 28 Novembre 2007

- Aujourd'hui je participe comme premier rapporteur au jury de thèse de Monsieur Fabien Plé dans l'amphithéâtre Becquerel de l’École Polytechnique. Le sujet en est l'ingénierie de l'amplification de puissance dans Ti:Sap et en particulier le contrôle de l'effet laser transverse. On parle ici de pompage à 90 J et d'amplification à hauteur de 40 J, on parle de s'approcher d'un Laser petaWatt commercial. Ce travail a été effectué avec une bourse CIFRE financée par la société Amplitude Technologie ce qui m'a apporté le plaisir de revoir son créateur Gilles Riboulet. Outre Gilles étaient présents aussi : Gérard Mouroux qui a, le pauvre, un problème mécanique à un genoux, Gérard Jamelot qui apparaît comme la conscience du laser X. Patrick Georges nous a fait un très bon président qui a pris soin de présenter les membres du jury au public et nous a mené une courte délibération.
Le travail de thèse a été encadré par Moana Pittman, maintenant IR, ingénieur de rechecherche au LOA, Laboratoire d'optique appliquée. J'ai fait partie de son jury de thèse il y a 10 ans à Orsay il a travaillé à l'époque sur l'absorption à two photon inverse avec le laser inventé par Mayer à Orsay.
- Les grandes gares parisiennes ont été inventées du temps de la vapeur. Il faut les imaginer avec leurs dizaines de locomotives fumantes agissant comme de gigantesques calorifères. Aujourd'hui qu'elles ont disparu il fait froid dans les grandes gares. Il a fallu installer des colonnes chauffantes par rayonnement pour permettre aux passagers de se réchauffer misérablement en s’agrégeant autour.

About novembre 2007

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